06 Mai 2012 : Après la nuit, vient l’aube.

06 Mai 2012 : Après la nuit, vient l’aube.

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J’ai vécu en compagnie d’autres jeunes socialistes sarthois, un dénouement mémorable rue Solférino et une soirée inoubliable à la Bastille, où des centaines de milliers de français étaient venus célébrer de manière conviviale et festive à la fois le départ d’un président sans stature, qui termina son mandat isolé, désavoué et qui aura tout fait pour que cette présidentielle devienne un referendum à son encontre, en cherchant a diviser la France de toute part pour mieux régner (triste sophiste, sans considération d’éthique, de justice ou de vérité), et l’arrivée de François Hollande, un homme pleinement compétent, totalement respectueux et qui saura rappeler notre République à ses vraies valeurs, en rassemblant le peuple de France face à l’adversité; sans stigmatiser ni les uns ni les autres, sans faire d’amalgame pour cause de crises, simplement en réconciliant la France et les français.

Avant le 6 mai 2012, la jeunesse n’avait connu que des présidents de droite. Pour beaucoup, Nicolas Sarkozy fut celui de trop: 60% des 18-24 ans ont choisi François Hollande, le Parti Socialiste retrouvant par la même occasion l’adhésion populaire avec 58% des employés et 68% des ouvriers. Un constat qui va droit au cœur, car la campagne que nous avons menée n’en fut pas moins simple, sérieuse et honnête; il n’était pas là question de simple bienveillance, il était là question d’apporter enfin ce que les français souhaitaient: vérité et sobriété. Nous n’avons pas cherché l’électoralisme, il n’y a pas eu de comportement démagogique alors qu’une partie des politiques de droite s’enfonçait dans un niveau de xénophobie et de peur qui n’avait pas été atteint depuis très, très longtemps afin de récupérer l’électorat du Front National pourtant bien plus complexe que ça (51% d’entre-eux seulement ont rejoint Sarkozy)… Une page tachée de l’Histoire de France vient d’être tournée, en vient une nouvelle qui commence sous de meilleurs auspices; le peuple français a plébiscité la République irréprochable, et surtout, la justice fiscale et l’égalité réelle.

François l’a très bien dit; il n’y a pas d’homme providentiel, juste un homme et un projet, là, au bon moment pour rassembler: ce sont les convictions de centaines de milliers de socialistes démocrates qui l’ont emporté ce 6 mai, et François aura su rassembler la France derrière lui, derrière le Parti Socialiste pendant que nous, militants, avons su faire abstraction des écarts de sensibilités des uns et des autres, afin de pousser tous derrière lui pour l’emporter, ensemble. Car il ne peut y avoir de victoire sans collectif.

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En notre cœur, camarades, le soleil a remplacé la pluie bien avant l’arrivée des beaux jours. Désormais, nous avons plus que jamais tous un rôle à jouer; un rôle de soutien patient, un rôle de militant passionné et de politique réaliste. Le changement ne se fera pas en quelques jours, ni même en quelques mois. Et rien ne saura se faire sans une majorité gouvernementale. C’est pourquoi nous devons continuer le combat, ne pas se relâcher. La France ne pourra être redresser à la fois économiquement et moralement sans une pleine réussite aux législatives. Une cohabitation serait à l’heure actuelle du plus grand chaos.

Dès ce soir, les Jeunes Socialistes appellent au rassemblement de toute la gauche autour du nouveau Président de la République pour bâtir une majorité capable de faire appliquer la volonté du peuple français face aux marchés financiers et aux forces réactionnaires. C’est un devoir, nous le devons, nous sommes là et nous le ferons!

mjs72_025     Samuel Lopes.