Le chapiteau du MJS était au Mans, Place de la République!

Le chapiteau du MJS était au Mans, Place de la République!

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C’était vendredi à la Place de la République au Mans, le MJS Sarthe et le MJS National organisaient le chapiteau de la relève, le 10ème depuis cette belle marche vers le changement entamée depuis les présidentielles. En plus des manceaux de passage venus participer aux débats à nos côtés, beaucoup de jeunes socialistes sarthois et de militants, responsables et élus du PS ont répondu présent à l’événement.

Le MJS Sarthe avait choisi le thème de la Relève Égalitaire, pour l’égalité des droits et contre toutes les discriminations. Notre agora accueillait le Ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll, Marietta Karamanli, députée du Mans, Thierry Marchal-Beck, président national du MJS, les associations de la Ligue des Droits de l’Homme 72 et de SOS Racisme le Mans ainsi que le slameur Baloumba et le groupe Ton Zinc pour cette magnifique journée! Jean-Claude Boulard, maire du Mans et Françoise Dubois, candidate aux législatives dans la 1ère circonscription nous ont aussi rendu visite.

Cliquez ici pour voir la vidéo de l’ambiance au chapiteau, réalisé par le MJS national!

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Mon discours d’ouverture pour les débats associatifs et citoyens:

« Tout d’abord, nous sommes heureux d’accueillir en plein cœur de notre ville, à l’arrivée du soleil, le chapiteau de la génération changement, à travers ce rendez-vous de la relève égalitaire. Nous remercions Thierry Marchal-Beck; président national du MJS et le reste de l’équipe nationale parmi nous pour avoir fait le déplacement; vous découvrez notre département, si proche de Paris, tout aussi rural qu’urbain, de toutes les disparités comme des richesses qu’une province française puisse présenter; richesses des différences du territoire français.

Notre mouvement des jeunes socialistes sarthois fête sa première année de pleine mobilisation; comme tu le vois, la jeunesse mancelle et sarthoise a su y répondre, autant de jeunes femmes et jeunes hommes qui démontrent comme tant d’autres associations ici, que décidément, la jeunesse française n’a pas lâché les armes, mais bien au contraire, crée et organise la défense dans toute la France, se mobilise pour un changement des mœurs, pour une meilleure acceptation des uns et autres, pour plus de respect pour chacun. Il en revient, je le pense, d’un devoir citoyen.

La discrimination est l’acte de mettre de côté ou de distinguer une personne pour sa couleur de peau, son genre, sa sexualité, sa religion, un handicap. Certains utilisent parfois comme justification les valeurs françaises pour expliquer leur lutte contre les avancées sociales pour l’Égalité de tous. Pourtant, comme l’a dit Gambetta: « La République ce n’est pas de reconnaître des égaux, c’est d’en faire! »

Je me permettrai de reprendre les propos de Louis-Georges Tin, initiateur du projet d’un Pacte pour l’égalité et la diversité:

« La discrimination n’est pas républicaine. Elle ne va pas dans le sens de l’Égalité et de la Fraternité. Ces questions sont au cœur de notre identité républicaine, de notre devise, de notre Constitution. 100% des Français sont discriminables. Noirs, juifs, femmes, handicapés, homosexuels, jeunes, vieux, personnes en situation de handicap, habitants des quartiers défavorisés. La stigmatisation justifie les inégalités et les inégalités engendrent les discriminations. L’union fait la force. En se regroupant, il y a toujours beaucoup plus de chances d’être entendus. »

Lors de ces dernières semaines de campagne présidentielle, et désormais législatives, il ne s’est malheureusement pas passé un instant sans entendre propos nauséabonds, attitudes et mots racistes, xénophobes, islamophobes, antisémites, homophobes, sexistes. Autant de mise en opposition, de catégorisation des français, dédiabolisés et omniprésents à travers des amalgames usés et abusés dans le but d’utiliser les peurs. Il nous semblait important de nous rassembler, nous la jeunesse mobilisée et engagée contre toutes les discriminations, pour l’égalité des droits, d’ouvrir le débat et de partager avec d’autres mouvements citoyens nos combats.

Alors bienvenu, bienvenu à tout ceux qui souhaitent débattre dans une ambiance conviviale, et qui ont répondu à notre invitation en ce jour! »