Compte Rendu : Atelier du Changement - Perspectives Jeunesse

Compte Rendu : Atelier du Changement – Perspectives Jeunesse

Samedi 20 Avril 2013Au siège de la fédération PS Sarthe

Animateurs de la réunion: Marietta KARAMANLI, députée de la 2ième circonscription de la Sarthe, Samuel LOPES, animateur fédéral du MJS Sarthe et Isabelle TOUCHARD, secrétaire fédérale à la Jeunesse du PS Sarthe. Compte Rendu rédigé par Kévin L., militant du MJS Sarthe.

Intervention de Samuel LOPES sur les constats de la situation des jeunes, basé sur le rapport Interministériel:

Le problème de la pyramide d’évolution devenu losange d’inégalités et de régression. Le rapport ministériel pointe assez bien les problèmes rencontrés par la jeunesse.

    Tout d’abord dans le système éducatif, les nombreux écueils, les arrêts ou changement d’orientation, l’orientation davantage subie que choisie, le fort taux de chômage à la sortie des études, les nombreuses voies scolaires sans issues, la précarité lors de l’ensemble des études, la génération «Kleenex», le marché du travail qui rechigne à employer, la renonciation à l’accompagnement santé, le problème toujours aussi présent du logement, la faible participation de la jeunesse dans le milieu participatif, associatif ou citoyen, l’âge d’or brisé de la génération numérique, l’exclusion social qui accompagne l’exclusion professionnelle, enfin le taux de pauvreté sans cesse en augmentation des jeunes, arrivant au point alarmant concernant plus d’un jeune sur deux (les moins de 30 ans représentent 50% des plus pauvres en France).

 Ajoutant que malgré tous ces mauvais points, il faut raison garder, à savoir que la situation n’est pas encore aussi catastrophique qu’ailleurs en Europe, et que l’on peut encore intervenir pour améliorer ce triste constat.

La parole est donnée à Marietta KARAMANLI. Petit mot sur la présence et les efforts remarqués du MJS. Partant du constat de Samuel, Marietta va répondre en donnant un aperçu des travaux mis en place par le gouvernement.

Le topo en 3 chiffres: 47 milliard d’euro, c’est ce que l’on paye chaque année en intérêt pour payer la dette de la France. Ces 47 milliards d’euro correspondent aussi: le budget de l’éducation + le budget de l’emploi + le budget contre la précarité/pauvreté. Enfin, pendant l’ère Sarkozy, l’état s’est endetté à hauteur de 500 milliards d’euro supplémentaires.

Au vu de ce bilan désastreux, le gouvernement a mis en place un processus pour répondre à ces questions, mais pour éviter que cela ne soit les plus démunis ou la classe moyenne qui paye ce grand plan de retour à l’emploi, à une réelle éducation et de lutte contre la précarité, ce qui rends ce plan plus lent à mettre en place. Les résultats ne seront vus qu’après une à deux années (notamment sur la fameuse inversion de la courbe du chômage).

Concernant le contrat de génération, cela vise l’aide et le retour à l’emploi d’un jeune en difficulté en le plaçant en binôme avec un salarié devenu tuteur. Mais force est de constater que le système n’est pas encore assez connu par les entreprises ou les institutions. Sur le concret: Au niveau national, les plans sont donc en route et apporteront des résultats concrets dans les prochains mois.

Sur le plan local, le service jeunesse présents dans la plupart des grandes villes, il est important pour les élus et les personnalités politiques de savoir écouter les arguments, les avis et les demandes des jeunes. Ce service public est donc essentiel et possède une vraie mission pour pouvoir répondre et être présent pour les jeunes.

«La jeunesse n’est pas l’avenir, non. L’avenir est déjà le présent.»

 La parole est donnée à Isabelle Touchard, secrétaire PS chargé de la jeunesse.

 Aujourd’hui, il existe treize grandes mesures prioritaires sur lesquelles travaille le PS et le gouvernement. Sont compris, entre autres, l’accompagnement, la couverture santé, les frais d’études, la revalorisation des études universitaires, les différents voies d’éducation (générale, spécialisée, alternance, etc…), le logement, le parcours d’insertion et de réinsertion (notamment envers les jeunes pris dans le système judiciaire), améliorer l’accès au sport, à la culture, au numérique.

 Madame Touchard survole une partie des treize points, et la réunion passe alors à sa partie débat avec l’assemblée:

   Première prise de parole : la secrétaire à l’emploi du PS. Simple témoignage. Au tour d’Alexandre, militant du MJS, au sujet des jeunes obligés de prendre un emploi en parallèle des études et qui, l’emploi demandant un important investissement, échoue dans leurs études. Ensuite, prise de parole de Nicolas Landy au sujet de l’allocation d’autonomie : si des budgets peuvent être dégagés pour cela, ce serait une belle initiative et un symbole fort de la part du PS/gouvernement.

   Prise de parole de Medhi, militant du MJS. Témoignage concernant ses problèmes rencontrés lors de son orientation ou sa recherche de logement (mais contestation dans l’assemblée pour rappeler que depuis des modalités ont été mises en place pour répondre au fameux problème de la caution). Malgré cela, tout le monde est d’accord pour dire que des problèmes subsistent face aux demandes idiotes des agences ou propriétaires concernant les modalités d’accès au logement.

   La parole passe à Florian, militant du MJS, qui revient sur l’idée de développer les études et la recherche d’emploi à l’étranger : la mobilité des jeunes est aussi un facteur important à prendre en compte dans notre société contemporaine (autant sur le niveau professionnel, éducatif, social, etc..). Marietta intervient aussi sur l’idiotie du protectionnisme à outrance qui nuit davantage aux jeunes que leur apporte (notamment sur la question des cours dispensés uniquement en Français alors que les grandes écoles, ENA, sciences po ou HEC ne s’imposent pas ces barrières).

   Thibault, militant du MJS, prend alors la parole pour parler de l’inquiétude partagée concernant la non-remise en cause de la loi LRU par le PS depuis l’accès au pouvoir. Guillaume, militant du MJS, intervient pour traiter des internats d’excellence. Thomas Barbet, militant du MJS, enfin revient sur le projet Erasmus et surtout sur ses problèmes de coûts très importants (et sa récente mauvaise gestion). Anaïs, militante du MJS, termine sur le choc de simplification à effectuer pour que les jeunes puissent accéder au marché du travail et pourquoi pas créer une administration unique pour centraliser et répondre concrètement aux problèmes rencontrés par les jeunes.

 Compte Rendu écrit par Kévin L.

 © K.L.C