Compte-Rendu : Ateliers du Changement – Convention Europe
Mamers, le 23 mai

Compte-Rendu : Ateliers du Changement – Convention Europe

 Ateliers du Changement – Convention Europe
Dans le cadre de la Convention Europe, la Fédération a organisé trois réunions spécifiques sur les questions européennes sous le format des Ateliers du Changement.

L’Europe des citoyens :
L’Europe ne doit pas se restreindre à l’Europe des pays fondateurs. La diversité des pays est une chance ! Une Europe à 500 millions d’habitants pèsera toujours plus lourd sur le plan international et pourra donc faire jouer ses valeurs communes. Pour cela, il faut prendre en compte les différents chantiers politiques déjà mis en place ou en passe de le devenir : cohésion territoriale, aides aux entreprises (innovations, recherche & développement), énergie propre …

Une nouvelle vision de l’Europe :
La différence de l’Europe de gauche et l’Europe de droite est simple. L’Europe vue par Sarkozy/Merkel était une Europe avec deux protagonistes (le fameux couple « Merkozy »). Alors que l’Europe des socialistes est une Europe qui prend en compte chacun des pays qui composent l’Union Européenne.

François Hollande élu, il a hérité du traité européen de stabilité bud-gétaire mais il a négocié le Pacte de croissance (mobilisation des fonds de cohésion, renforcement du capital de la BEI, project bond). Il est bon de rappeler, par exemple, que la taxe sur les transactions financières a été acceptée par 14 pays européens sur 17.
Mais une grande partie du chantier européen reste encore à mettre en place. Sur de nombreux points, il va falloir penser différemment et bousculer les normes actuelles : que ce soit sur la refonte de la PAC, l’absence de revenu minimum en Allemagne, l’évasion fiscale, il va falloir remettre en cause ces nombreuses exceptions qui font défaut à l’Europe.

Il est aussi important de s’attarder sur la lutte contre le dumping anti-européen. Il faut obliger la réciprocité des échanges commerciaux. En effet, certains pays ne sont pas accessibles à l’exportation française, ou plus largement européenne, du fait du dumping de certains pays à notre encontre. Cet état de fait doit lui aussi changer.

Une Europe plus politique.
L’Europe doit devenir un acteur politique de premier plan qui puisse peser fortement sur les décisions mondiales. Les valeurs de l’Europe doivent être appliquées et s’exporter : l’Europe, c’est la démocratie, le respect des droits de la femme, l’égalité et la liberté…
Les élus européens doivent aussi contrôler les décisions économiques de la Banque centrale européenne et des États via une nouvelle gouvernance de la zone Euro.

L’Europe n’est pas le problème mais bien la solution car les grandes difficultés économiques, sociales, énergétiques et environnementales ne peuvent se résoudre qu’au niveau du continent. L’Europe de demain se jouera sur la cohésion entre les territoires, sur l’unité et l’intégration solidaire. Il faut faire de la pédagogie et faire campagne sur cette idée : « l’Europe protège, elle agit au quotidien pour tous les citoyens. » L’Europe est notre plus bel espoir en l’avenir. Un espoir qui a certes été entaché par la crise. Mais c’est bien en persévérant et en croyant en l’Europe plus démocratique, plus innovante, plus puissante que nous surmonterons cette crise.

Christophe ROUILLON
Secrétaire fédéral à l’Europe