[Edito] « La France est notre patrie, l’Europe est notre avenir »

[Edito] « La France est notre patrie, l’Europe est notre avenir »

Le 25 mars 1957, à Rome, le Sarthois Christian PINEAU, alors Ministre des affaires étrangères signait au nom de la France, le traité de Rome instituant la Communauté Économique Européenne devenue en 1992 l’Union Européenne.

Christian PINEAU fut l’un de ses précurseurs qui dans un contexte troublé et une Europe divisée avaient compris que la France ne pouvait rester forte et puissante que dans une Europe rassemblée.

A l’heure du Brexit, de l’euroscepticisme triomphant, il me semble important de rappeler que la Construction européenne a permis de mettre fin à un demi-siècle de tensions, de haines et de guerres destructrices ayant conduit le monde au bord du gouffre.

La construction européenne a permis de renforcer le poids de l’Europe dans le monde faisant de notre vieux continent la 1ère puissance économique et commerciale loin devant les géants américains et chinois. Que pèserait la France sans l’Union européenne ?

Pourtant dans le débat électoral, l’Europe est désignée par la majorité des candidats comme la responsable de toutes les difficultés qui minent notre pays. Or, il ne faut jamais oublier que l’Europe résulte avant tout des choix des peuples européens. Elle est économique et commerciale, car la France a fermé la porte à deux reprises à la construction d’une Europe politique en refusant le projet de Communauté Européenne de la Défense (1954) puis le Traité constitutionnel (2005).

Aujourd’hui, nous avons plus que jamais besoin d’une Europe forte. Je rêve d’un Candidat qui soit capable de porter l’idéal européen et de faire progresser le projet d’une Europe fédérale au service des peuples pour protéger notre économie et favoriser le progrès social à travers des règles communes de solidarité, de santé et d’éducation.

La possible élection de Martin SCHULTZ en Allemagne est l’occasion rêvée de relancer le projet européen pour peu que le futur Président français soit à la hauteur de cette mission. En ce sens, je soutiens les propositions de Benoit HAMON qui propose de refonder le projet européen autour de quelques idées simples : démocratisation de la gouvernance de la zone €uro, harmonisation fiscale et sociale, construction de l’Europe de la défense …

L’Europe trop souvent méprisée est l’un des enjeux majeurs de l’élection présidentielle car comme l’écrivait François MITTERRAND, le 7 avril 1988, dans sa Lettre aux Français : « La France est notre Patrie, l’Europe est notre avenir ». Je laisse à chacun le soin de méditer ces quelques mots.