Edito. Le PS doit mener une triple refondation

La nouvelle année est toujours l’occasion de se projeter vers l’avenir. Suite aux désastres électoraux du printemps dernier, nombre de commentateurs se plaisent à évoquer la mort du Parti Socialiste.

Cela fait de très nombreuses années, que j’entends les mêmes cassandres expliquer que le Parti socialiste n’a plus d’avenir. Ne les écoutons pas et continuons à tracer notre sillon car je suis persuadé que notre vieille maison a encore un bel avenir devant elle à condition de mener une triple refondation.

La 1ère refondation est idéologique. Dans un monde qui bouge à une vitesse folle, le PS n’a pas su inventer un modèle de société capable de faire pièce à une mondialisation libérale et inégalitaire qui sape les fondements mêmes de la social-démocratie. Les récents débats menés dans le cadre des Forums de la Refondation ont permis de dresser quelques pistes de réflexions notamment l’idée d’assumer le choix de la social-démocratie et de défendre un discours résolument écologiste, résolument européen. Toutefois, il est clair que la réponse ne viendra pas seulement des socialistes français ; notre corpus idéologique est à refonder avec nos voisins européens car aujourd’hui nos destins sont intimement liés.

La 2ème refondation est structurelle. Le Parti socialiste est une vieille maison qui ne peut plus fonctionner comme au siècle passé. Il faut repenser l’ensemble de son fonctionnement en s’appuyant à la fois sur les territoires et en s’adaptant à la révolution numérique.

La 3ème refondation est stratégique. Depuis la première élection présidentielle de 1965, et en dépit, de quelques accidents de parcours, l’union de la gauche a constitué la poutre maitresse de notre politique d’alliance. Or, cette démarche est aujourd’hui plus difficile dans la mesure où l’exercice du pouvoir a profondément divisé la Gauche. Toutefois, j’ai une conviction forte : le PS doit retrouver une dynamique de rassemblement inédite si nous ne voulons pas être marginalisé.

Cette triple refondation est l’enjeu de notre prochain congrès qui se tiendra à Aubervilliers les 7 et 8 avril prochains. Préalablement, nous aurons à nous prononcer le 15 mars par un vote sur les motions définissant les grandes orientations de notre parti pour les prochaines années puis le 29 mars par un vote pour élire le 1er secrétaire fédéral et le 1er secrétaire national.

Je formule le vœu que ce Congrès soit l’occasion d’un débat de fond dans le respect des Femmes et des Hommes qui y prennent part. En ma qualité de 1er secrétaire fédéral, vous pourrez compter sur ma détermination à conduire localement nos débats dans le respect de nos règles internes.

Amitiés socialistes,